Mes plus beaux voyages sont mes lectures. Pour moi chaque livre est une carte postale. Quelle aventure de se laisser porter, d’apprendre, de partager (je souligne, je note et entoure des réflexions qui semblent importantes ou pertinentes, ou des fois un désaccord) avec une personne qui a pris le temps de la réflexion, de se documenter et d’aller sur place. 

Ecrire un livre, c’est une personne qui prend le temps de comprendre les rouages de l’environnement, fait part d’un ressentie humain qui nous touche qui fait écho en nous, et c’est pour nous, s’assoir et voyager au travers ces images, témoignages et réflexions.

Quoi de mieux, que d’être au coeur du ressentie d’une population qu’on n’aurait fait qu’effleurer en voyage organisé, les photos aurait été des souvenirs et l’expérience juste survolée.

Un compromis peut être un documentaire TV style ARTE. Comment comprendre un peuple qui ressentait la nature, la respecter, ressentait la vie, avez des contacts avec le monde invisible. Comment les indiens d’Amérique ont il vécu l’incursion des cow-boys et de la doctrine chrétienne ?

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Personnellement j’ai découvert tout cela de l’intérieur, en quelques semaines en lisant  : Soleil Hopi !

Hopi !! Cela vous parle ? C’est un peuple qui aurait découvert il y  a bien longtemps que dans la constellation d’Orlon il y avait deux satellites , Sirius A et B, la seconde, Siruis B a été découverte que très récemment. Mais comment ont-il fait ? Leur intuition, lors d’un voyage…. ?

Enfin bref, là n’est pas le propos du livre, c’est un autre débat plus ésotérique, non, ici ce livre est à la fois un documentaire et un roman. L’auteur, DonC. Talayeva a eu la volonté, au lieu de faire une conférence sur les indiens Hopi, de raconter la vie d’un homme, son quotidien ces aventures et mésaventures, ces envies et sa perception d’un monde en changement, de la naissance à sa mort.

Don C. Talayesva est un Indien hopi né à Oraibi (en) (Arizona) en mars 1890 et mort en 19851. En 1938, Leo W. Simmons, sociologue américain, lui demanda d'écrire sa biographie afin que le lecteur soit à même de « se glisser dans la peau d'un Hopi » et de voir la vie indienne par ses yeux.

On suit intimement la vie de Chuka

Cela signifie boue, mélange de sable et d’argile, car Masenimka et mon père sont du Clan du Sable, ce qui justifie mon nom. Ce nom signifiait à tous que j’étais aussi « enfant du Clan du Sable », bien que j’appartienne par ma naissance au Clan du Soleil de ma mère : ainsi, mon père et tous ses parents avaient des droits sur moi.

Tiré de faits réels, des rares témoignages collectés à l’époque et après.

Leur perception des échanges de biens, des rapports avec les autres tribus ainsi que de sa vie de couple sont racontés avec un franc parlé, cru. On dirait aujourd’hui « rustique ».

Ce qui est extraordinaire est leur vison d’un monde invisible, parallèle au notre, ou l’on tire les ficelles. Un mal de gorge est lié à une mauvaise pensée d’un autre. Oui, cela nous fait penser au chamanisme, mais dans cette histoire il est reporté au quotidien des gens en plus de cérémonies aux codes très strictes et respectueux.

Comment se loger, se nourrir, assurer sa descendance lorsqu’on est mal outillé.. C’est un roman moderne.

La nature y est aussi mal traité qu’aujourd’hui en fait ! On castre les chevaux avec les moyens du bord, les lapins sont un don des dieux, et sont là pour nourrir les hommes, on étouffe les renards on se sert des oiseaux….

Loin des clichés poétiques d’une tribu d’indienne flânant avec  la nature. Il faut vivre, manger, apprendre. Apprendre à survivre entre tribu et avec les colonialistes. L’école a été un vecteur de civilisation pour les uns, une secte pour les autres.

Les rapport entre hommes et femmes sont décris sans langue de bois.

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Cet ouvrage est agrémenté de nombreux dessins et gravures mettant en image leur quotidien comme leur monde imaginaire.

Ne devrions nous fier un peu plus à nos intuitions, aux choses non rationnel et porter un regard bienveillant envers l’au- delà. Attention, il faut aussi garder notre sens du bien, car ces entitées de l'ombre nous veullent du bien mais il faut aussi apprendre à se méfier des mauvais présages, des mauvaises pensées, d’un cote sombre, en tant que personne et en tant que peuple.

Soleil Hopi, Autobiographie d’un chef Hopi, Chef de Clan du Soleil. De Don C. Talayesva, Collection Terre Humaine - Poche Pocket.