Un livre dont je n‘avais jamais entendu parlé ! Vous savez c'est comme ces films qui passent au cinéma 15 jours et submergés par d’autres filmes, ils restent méconnus du plus grand nombre, même de ceux qui aiment les films intimistes d'auteurs, atypiques, des petits bijoux qui passent trop vite noyés dans la masse des autres.. C’est dommage ce sont des artistes qui expriment une idée. Contrairement au film, le livre papier est un support moins éphémère. 

Un ami, qui me connais bien, m’a conseillé cet ouvrage que j’ai du commandé car les libraires que je fréquente ne l'avaient pas dans leur listing. Un loup dans la gorge, l’homme qui avait perdu sa voix puis retrouvé son âme, de Vincent Karche. 

unloup en gorge   

 Qui n’a pas rêvé un jour de partir, tout laisser pour reprendre contact avec la nature, une nature sauvage, un peu comme dans Into the wild... Bon d’accord, lui, il se trompe de plante et par au ciel à force de vouloir reprendre contact avec la nature. Ici c’est diffèrent. l'auteur part au canada, dans une sorte de mini centre un peu ésotérique mais ou chacun est libre de vivre à son rythme. Loin du tourisme de masse, ce sont des petits logements indépendants et très très sobre... où l’on apprend vite à prendre contact avec la nature et la nécessité de .. se chauffer. 

 Il va se lier d'amitié avec un chien de traîneau, Nanouk. 

En tant que représentante des loups, Nanouk m’apprend que personne n’appartient à personne, que chacun est là comme une composante du Grand Tout, cette seule et meme unité qu’est la Vie, où s'exprime pêle-mêle toutes ses énergies. 

 Il vas aussi côtoyé le maître de maison, sa femme et ses “amis”. Les échanges sont des plus intéressants et loin des clichés idéalistes. Cela dit, ca vas bien un moment mais après on apprécie aussi le confort et “la secu”. Quand on est pas né là ce n’est pas si simple. C’est intéressant d’y puiser un moment, se ressourcer pour mieux se retrouver après. En pleine nature on est confronté à ce qu’on est vraiment, son passé, ces envies du moment et se projeter sereinement dans ce qu’on veux faire de son avenir. Chose beaucoup plus difficile, voire impossible, lorsqu'on vit continuellement en ville. Le “brouahah” incessant, courir, le regard des autres... tout cela rend la tache plus délicate de se retrouver soi meme et essayer de régler les choses intimes du passé pour aller de l’avant. 

 Divine, la journée est divine. Il ne se passe rien. Merveilleusement rien. Rien d‘autres que d'être là, à vibrer en communion avec la vie. Ma présence à l'instant annule totalement mes repères temporels, la journée dure une heure, une seconde, une éternité. Le rien est tout, et la seconde infinie. p160 

Se promener en campagne à des biens faits reconnus et si évident. Sans doute que l'alternance des deux, ville/campagne, comme les saisons, été/hiver est pus pertinente. ici il fait plus que s’y promener, il y vie un certain temps, rencontre des gens, qui l’aident ou le parasite, et des fois ce sont les mêmes personnes, mais à des moments différents qui l’aide et le parasite.. La vie quoi ! 

 Je te rejoints tout à fait sur le chapitre des projections, personne ne nous emprisonne, c’est nous qui le faisons en nous servent des miroirs que sont les autres. Encore une indépendance à acquérir, que ne sans plus si lointaine, ni pour toi, ni pour moi. p115 

 Un peu dans la même tonalité que Besson, il y a une pointe de regret dans mes lectures du moment. Sans doute parce que j’arrive sur la 50 ene et qu’on ne peut s'empêcher de faire des bilans, tant professionnel que privé. 

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D'ailleurs comme vous le savez si j'écris un peu moins ici, c’est que j’ai terminé la correction de mon manuscrit.. Reste plus qu’a le mettre en bonne forme et le proposer à mes deux éditeurs potentiels.... A suivre...