Le rapport du GIEC a fait l’effet d’une bombe ! Tout le monde en parle ! C’est grave, urgent et il n’y’ a plus le choix… Tout le monde s’offusque que rien n’est encore fait pour y remédier ! Mais que fait la police !? 2 degrés de plus et c’est une partie de la planète sous les eaux ! Des tempêtes à répétitions et une biodiversité qui disparaît !

PYH2018100717410001300_P2

 Oups ! N’est-ce pas vu et revu ce type de discours anxiogène, alarmiste, catastrophisme et culpabilisateur ! Ca fait plus de 30 ans qu’on nous dit et redit la même chose ! Plus de 30 ans qu’on a plus que 2 ans pour agir ! Sinon c’est la fin du monde ! Quel monde ? Le monde de l’économie !? 

 Reprenons … La COP 21 est un fiasco, puisque la chine a redémarré les usines à charbon, les USA font ce qu’ils veulent, et l’Inde ne sait toujours pas ce que c’est que de filtrer les eaux usées avent de les rejeter ! Par contre taxes et discours politiquement correcte (comprendre culpabiliser le peuple pour le maintenir en laisse) font fureur…

 Mais les glaces fondent ! J’entendais un reportage à la radio cette semaine justement où les skieurs professionnels étaient inquiet car il faut aller plus loin et plus haut pour skier !! Le sport de haut niveau, ainsi que le tourisme local est en émois devant ces profonds changements !! Les glaciers fondent ! ben oui ! C’est le rythme de la terre ! Ca fond, ça devient de l’eau, puis y a des cycles ou ça vas regeler…

 La biodiversité ! On tue volontairement les oiseux, les insectes, on déforeste ici comme ailleurs, on fait de la mono culture fragile et gourmande en eau… justement là ou sa manque.. Pas grave les aides européennes vont compenser… Le hérisson est en voix de disparition… Comme vous l’avez deviné tout cela n’a rien avoir avec le réchauffement mais sont les résultats directes des actions des hommes.

 Les iles seront sous l’eau ! Alors pour les cartésiens, sachez que cela a été démontrée que les iles coulent, ce n’est pas l’eau qui montent ! Mais comment cela se peut-il ! regardez ARTE ! On pille la planète du sable pour faire du béton pas cher ! Et les iles sont vidées de leur sable.. alors forcement « l’eau monte » !

Tous les 6 mois on nous démontre que les scientifiques se sont trompés, que ça chauffe pus vite que prévue ! Is ne savent pas rand chose, se raccrochent à leurs théories, dictés par une pression économiquo-politique.. 

Les catastrophes ont toujours excitées, et si elle sont accentuées dans les tropiques notamment cela est du à la déforestation et surtout à la disparition des mangroves, qui arrêtent, freinent les tempêtes. C’est prouvé, tel que 2 et 2 font 4. Et les inondations !? Les tempêtes sont de plus en plus dévastatrices ! ben oui !  En occident, dans les marinas, les « riches » n’ont que des voitures de luxe ! Les assurances doivent rembourser beaucoup plus qu’avant … Et chez « les pauvres », leurs cabanes en tôles ondulées empilées, de plus en plus nombreuses, font la une des journaux TV…

 Et l’ours blanc ! Ben oui tout un symbole ! Il a faim et les hommes empiètent sans arrêt sur son territoire, alors ils mangent dans les poubelles, ce qui déplais aux locaux qui le chassent… Et nous on nous dit de rouler moins vite sur la rocade pour le sauver ! 

 Le pire est quand j’entends qu’il n’avait jamais, mais jamais, fait aussi chaud depuis… 15 ans !!!! 15 ans !

 Arrêtons de parler sur des rapports stupides, ou même les gens n’y crois plus, et c‘est tant mieux.

 Au final, on devra payer des taxes pour les voitures, les poubelles, le tourisme… et puis des sur taxes, et puis pour la commune, le région, l’état, l’Europe… car il y a urgence ! Puisqu’on vous le dit !!!

 Breton, j’ai l’habitude de me promener sur les cotes, et depuis mon enfance rien n’a changé ! 

 Oui, il y a un changement climatique, mais c’est cyclique, ! C’e sont, nous les humains qui ne supportons pas que cela change d’un iota, car toute la pyramide économie en flux tendu ne supporte par le moindre soubresaut ! A chaque fois que les avions sont arrêtés que les trains sont bloqués par des feuilles mortes trop nombreuses, c’est la panic ! Et ça coute des millions ! Ah bon ! Mais alors, quand ça fonctionne, ils touchent des millions… et licencient !! (lire)

 J’ai tardé à écrire sur cette actualité, car après quelques jours, d’autres, plus pointu et moins énervé, moins « passionné » que moi, ont analysés ce rapport. Je vous est donc déniché deux versions différentes. Vous vous doutez bien de celle qui a ma préférence….

 Oui, je suis climatosceptique car comme je l’ai déjà dit, je suis sceptique sur tout ce qu’on nous raconte pour mieux nous manipuler, mieux nous diriger tous dans la même direction de peur et de docilité ! Quand j’étais ado, le trou de la couche d’ozone devait tous nous griller comme dans un micro onde… en quelques années…. Bizarre, depuis il s’est rebouché, laissons les scientifiques sans voix, les médias grands public passer à autre chose et les politiciens reprendre les bonnes veilles recettes…

 Lire aussi, la cop21, deja en 66, wermer Munter, graham hancok, climatosceptique.. oui ! et alors !, 

 De Pascal Moutymbo. Je vous conseille sa page facebook, vous y trouverez d’autres analyses non conventionnelles que je trouve pertinentes.

mosabo

 Réchauffement du business climatique !!!  :D. En 2013, j’ai découvert avec stupéfaction des données chiffrées en totale contradiction avec la théorie très médiatique du réchauffement climatique ! 

Voulant en avoir le cœur net, j’ai écumé internet pendant 24 h et finalement écrit cette synthèse de mes découvertes et des implications qui se sont imposées à moi ! 

 ÉCOTAXE, TAXE CARBONE, ETC, SONT BASÉES SUR UNE THÉORIE DE 1988 DONT LES PRÉVISIONS SONT SÉVÈREMENT DÉMENTIES PAR LES FAITS DEPUIS 15 ANS ! 

 FAUT-IL DÉBATTRE AVEC LES CLIMATO-SCEPTIQUES ?

Selon Thierry Libaert et Dominique Bourg, des scientifiques du climat refusent la confrontation médiatique par crainte de légitimer leurs opposants. La démocratie étant aussi la capacité de refuser un débat faussé.

 C’est un argument intéressant par le fait que le débat scientifique doit se faire avec des gens scientifiquement compétents et que le public n'est pas compétent pour discriminer le vrai du faux . Mais le public, par contre, est tout à fait en droit de soutenir que la science est envahie par la croyance et abusée par le politique, et que dès lors, elle ne mérite plus la confiance aveugle que certains pourraient lui faire.

 LE GIEC OU LE CATASTROPHISME A TOUT PRIX . 

Jean-Michel Belouve, Auteur de « La Servitude Climatique », s’est livré à l’examen attentif du dernier rapport du GIEC .

Evitant les polémiques habituelles entourant le sujet, et reprenant uniquement les informations publiées par cet organisme, il arrive à des conclusions très différentes quant à l’évolution future du climat .

Son étude est très révélatrice du cheminement qui consiste à imposer des hypothèses en fonction du résultat à atteindre . 

Voici ce qu'il y a découvert . 

Le rapport AR5 du GIEC n’est alarmant qu’en apparence. En fait, ses scénarios pratiques donnent des prévisions de hausses de température allant de 0,9° C à 1,8° C pour la fin du vingt et unième siècle. Ce n’est qu’en ajoutant deux scénarios totalement invraisemblables qu’il parvient à annoncer des valeurs allant jusqu’à +4,8 ° C pour 2100 . 

En fait, il apparait que l’évolution économique naturelle conduira à des limitations des émissions bien plus efficaces que celles prévues par les politiques actuelles, et que les lois du marché conduiront à des mix énergétiques dans lesquels les énergies fossiles seront minoritaires, pourvu qu’on laisse se développer l’économie et que l’on concentre les efforts sur la recherche et le développement des énergies de demain .

Pour Benoît Rittaud, mathématicien auteur du "Mythe climatique" (éd. Seuil), il faut en finir avec le catastrophisme . 

 LES FAITS SCIENTIFIQUES .

LA BANQUISE . 

 En 2007, les "voix expertes" du GIEC supputaient que la banquise arctique pourrait avoir totalement fondu à la fin de l’été 2013 ! 

Le bilan réel est une extension de la glace d’un peu plus de cinq millions de kilomètres carrés ! 

La banquise va encore bien, merci ! 

Ces mêmes experts sont en général moins bavards sur l’augmentation régulière de l’extension de glace autour de l’Antarctique, dans l’hémisphère sud. 

Cette année, la banquise d'été qui fond massivement entre les mois de mai et septembre s'est un peu requinquée. Elle affichait, à son plus bas niveau à la mi-septembre, une superficie de 5,1 millions de km², contre 3,4 millions l'année précédente..."

 LA HAUSSE DU NIVEAU DES MERS . 

 Actuellement de l’ordre de 3 millimètres par an, elle est tout à fait comparable à celle du XXe siècle. Trois fois plus faible que ce qu’il faudrait pour permettre au scénario catastrophe du GIEC de se réaliser, elle montre une régularité remarquable depuis des années.

 LES TEMPÉRATURES . 

 Même le GIEC doit désormais reconnaître que la température de la Terre n’augmente plus depuis 15 ans. alors que le CO2, si ! 

Et toujours pas de réchauffement dans la zone de l’atmosphère située une dizaine de kilomètres au-dessus de l’équateur, là où pourtant, selon la propre théorie du GIEC, le réchauffement devrait être particulièrement marqué !

 LE FAMEUX « GRAND MÉCHANT CO2 » . 

 François Gervais, physicien, spécialiste de thermodynamique, professeur émérite à l'Université François Rabelais de Tours, médaillé du CNRS et primé par l'Académie des Sciences, récemment choisi comme rapporteur critique par le GIEC (!) a écrit « L’Innocence du carbone » récemment publié aux Éditions Albin Michel.

Selon lui, le CO2 a certes augmenté depuis le XIXe siècle, passant de 0,03 % à 0,04 % mais l'effet de serre dû au CO2 est maintenant saturé. 

Concrètement, l’effet de serre du CO2 est une réalité, mais une réalité tellement forte qu’à l’heure actuelle, il est presque saturé, c’est-à-dire que davantage de CO2 dans l’atmosphère n’aura pas d’incidence notable, mesurable sur la température de la planète. 

Il en veut pour preuve une observation que tout un chacun fait, y compris le GIEC, à savoir qu’au niveau du sol, depuis dix-sept ans, les températures n’ont pas augmenté alors que dans cette période-là, on a envoyé un tiers de tout le CO2 émis dans l’atmosphère depuis le début de l’ère industrielle au XIXe siècle. »

L’augmentation du CO2 anthropique (d’origine humaine) n'aurait donc plus aucune influence sur la température terrestre . 

Le CO2 est, rappelons le, un gaz naturel sur Terre, où il a été divisé par 100 000 depuis l'origine de la Terre . Ce n’est pas un polluant, mais un aliment majeur des végétaux qui ont majoritairement participé à sa diminution depuis ces temps géologiques . 

 De plus, François Gervais constate aussi que les partisans du réchauffement climatique d’origine anthropique (humaine) ont pris une conséquence pour une cause : en effet, les fluctuations de température précèdent celles du CO2…

 LE GIEC RIDICULISÉ

 Les 250 scientifiques internationaux du GIEC, le groupement sur l'évolution du climat, en proie à ses mécènes idéologues du "Capitalisme d'Etat", ont rendu leur nouveau rapport. Il prévoit entre autre une hausse du niveau de la mer de près d'un mètre d'ici à 2100, à cause du réchauffement. 

Pour cela, ils combinent encore une fois les pires scénarios imaginables .  

Heureusement pour vos enfants et les miens, rien de tout cela ne semble scientifiquement devoir advenir. 

 CONCLUSION 

Le GIEC, dont la connivence avec la sphère politique, et pas seulement , suscite un fort sentiment de défiance de la part des esprits scientifiques libres, considère que l’activité humaine est prioritairement responsable du réchauffement de la planète .

Le GIEC, organisme onusien présidé par un aventurier qui arrive à faire fortune par le business climatique et qui a réussi à se faire attribuer le Prix Nobel, une récompense tout à fait opportune (comme d’autres, le prix Nobel de la paix après quelques guerres !) se signale par plusieurs "affaires" qui conduisent à la nomination d'une commission chargée de contrôler son bon fonctionnement .

Après plusieurs décennies de dépenses publiques astronomiques, 53 milliards de dollars dans le monde, le GIEC n'a toujours pas fourni d'argument convaincant pour l'évaluation de la fraction du réchauffement anthropique au XXème siècle. Le GIEC doit donc être démantelé !

 LE BUSINESS DU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE EST UNE FARCE ORCHESTRÉE PAR LES PUISSANTS DU MONDE POUR NOUS TAXER EN NOUS CULPABILISANT, ET POUR NOUS DISTRAIRE DE PROBLÈMES MAJEURS DONT ILS SONT LES RESPONSABLES, POLLUTIONS AUX PESTICIDES, HERBICIDES, OGM, ASSASSINAT DE LA VIE DES SOLS À COUP D’INTRANTS CHIMIQUES ET DE LABOURAGES, DÉFORESTATION, FAMINES, DONT LES SOLUTIONS SONT HONTEUSEMENT SIMPLES, MAIS ENGAGERAIENT LEUR RESPONSABILITÉ ET UN MANQUE À GAGNER CERTAIN POUR EUX  !!!

 Un autres point de vue, défendant le GIec, mais avec des conclusions sur nos modes de vie intéressantes, mais on attends toujours des bâtiments d’habitations BBC généralisés et non anecdotiques. « La minute dédé », dont je vous conseille sa new letter, voir aussi sur facebook, sa page e-RSE.net.

bdf30619-7074-43e8-ad51-b5bbecc84ae5

 Que dit vraiment le récent rapport du GIEC 2018 sur le changement climatique ?

 Le 8 octobre 2018 paraissait le rapport intermédiaire du GIEC sur le réchauffement climatique à 1.5 degrés. Que dit réellement ce rapport ? Quelles sont ses principales conclusions ? Décryptage.

Pour tout comprendre : Définition du réchauffement climatique

 Le constat du réchauffement climatique

Le rapport revient en premier lieu sur le constat du réchauffement climatique actuel. Comme on s’y attendait, le GIEC confirme beaucoup de ce que l’on savait déjà sur le réchauffement climatique :

Le réchauffement climatique actuel est bien imputable aux activités humaines et à leurs émission de gaz à effet de serre

Le réchauffement climatique est d’ores et déjà visible au niveau des températures mondiales (estimées dès aujourd’hui à environ +1 °C depuis l’ère pré-industrielle)

Le réchauffement climatique a déjà des conséquences visibles sur certains écosystèmes ou phénomènes naturels mondiaux (fonte des glaces, élévation du niveau de la mer, mais surtout augmentation des évènements climatiques extrêmes comme les cyclones ou les inondations, dégradation des rendements de l’agriculture)

Le rapport confirme donc, des milliers d’études à l’appuis que le réchauffement climatique est une réalité, et qu’il a des conséquences réelles et mesurables dès aujourd’hui sur nos vies. Ainsi, on peut dès aujourd’hui faire le lien entre certains phénomènes météo ou naturels et le réchauffement climatique : c’est le cas de l’augmentation de la fréquence des tempêtes et cyclones, de la modification du régime des pluies ou encore de la baisse des rendements agricoles notamment liées à la sécheresse.

 Les dangers du phénomène de réchauffement climatique à 1.5 degrés

Le rapport va ensuite plus loin. Dans un chapitre (le troisième) entièrement consacré au sujet, le GIEC étudie les impacts et les dangers du réchauffement climatique si l’on atteint 1.5°C de réchauffement par rapport aux normes préindustrielles. Là encore, le rapport confirme ce que de nombreux scientifiques ont mis en évidence depuis des années : le réchauffement climatique aura des conséquences de plus en plus grave s’il continue sur les tendances actuelles et s’il atteint 1.5°C.

À 1.5°C de réchauffement, le GIEC envisage les dangers et conséquences suivantes :

Fonte des glaces et hausse du niveau de la mer

Élévation des températures terrestres et augmentation de la fréquence et de l’intensité des canicules (en particulier en Amérique du Nord, en Europe du Sud, en Asie centrale et occidentale ainsi que dans les régions tropicales)

Multiplication des évènements météorologiques extrêmes (tempêtes, cyclones, sécheresse, mais aussi incendies, glissements de terrain)

Diminution de la quantité et de la qualité des ressources en eau

Désoxygénation et acidification des océans, résultant en une diminution de la biodiversité marine (donc des ressources de la pêche)

Changements importants dans la répartition des précipitations (sécheresses à certains endroits, inondations à d’autres)

Destruction de certains écosystèmes (régions humides, écosystèmes côtiers, écosystèmes méditerranéens, forêts boréales…)

Disparition de la biodiversité (jusqu’à 6% des insectes, 8% des plantes et 4% des vertébrés verraient leur habitat devenir majoritairement invivable à cause du réchauffement climatique)

Diminution de la productivité agricole (en particulier pour les productions céréalières, mais aussi végétales)

Le GIEC note aussi que l’ensemble de ces phénomènes sont en interaction réciproque. Il est donc possible que ces phénomènes s’auto-entretiennent et s’alimentent entre eux, aggravant encore les situations envisagées par les prédictions climatiques.

 Que se passera-t-il si l’on ne fait rien ?

À 2°C de réchauffement, l’ensemble de ces conséquences seraient multipliées. Jusqu’à 13% des terres mondiales pourraient se transformer radicalement (désertification notamment), la disparition de la biodiversité serait multipliée par deux. En outre, tous les phénomènes décrits pour un réchauffement de 1.5°C seraient exacerbés en cas de réchauffement de 2°C.

Bien qu’il soit difficile d’évaluer précisément les interactions qui pourraient se déclencher à +2 degrés, les climatologues prévoient :

une aggravation des précipitations extrêmes, notamment sur l’hémisphère Nord,

une dégradation encore plus prononcée de l’écosystème océanique (avec une perte de 3 millions de tonnes de rendements pour la pêche, soit le double de la situation à 1.5 degrés)

une fonte totale des écosystèmes glaciaires 10 fois plus fréquente à 2 degrés qu’à 1.5

une diminution des rendements de l’agriculture exacerbée notamment en Amérique Latine et en Afrique

En résumé, les experts du GIEC mettent l’accent sur une donnée fondamentale : les impacts du réchauffement climatique fonctionnent selon une courbe exponentielle. Autrement dit, la gravité des impacts augmentent plus rapidement que les températures : au-delà de certains seuils, une augmentation même minime des températures peut donc avoir des effets extrêmement forts.

Si le rapport ne traite pas spécifiquement des conséquences du réchauffement climatique au dessus de 2 degrés, les précédents rapports avaient déjà mis en garde contre d’éventuels scénarios d’emballement.

 Ce que l’on peut faire aujourd’hui contre le réchauffement climatique

Une grande partie du rapport est consacrée à l’étude des possibilités de lutte contre le réchauffement climatique. Sur ce sujet, une donnée est particulièrement importante : selon le GIEC, si l’on arrêtait rapidement toutes nos émissions de CO2, le réchauffement climatique atteindrait probablement déjà +1.5 degrés.

Cela montre deux choses. La première, c’est l’inertie climatique : en gros, chaque fois que du CO2 est émis dans l’atmosphère, il met un peu de temps à faire effet, ce qui signifie que le CO2 que l’on a émis aujourd’hui va entraîner un réchauffement dans les prochaines décennies. Le second enseignement, logiquement, c’est qu’il semble y avoir relativement peu de possibilité de limiter le réchauffement climatique à seulement 1.5 degrés. En fait, les marges de manoeuvre sont extrêmement limitées. Dans tous les scénarios envisagés par le GIEC pour limiter le réchauffement climatique à 1.5, il y a une inversion de la courbe des émissions de CO2 autour de 2020-2025 et une diminution extrêmement rapide de ces émissions pour parvenir à la neutralité carbone aux alentours de 2060. En gros, nous aurions tout au plus quelques années pour réduire durablement nos émissions de CO2. Or ce n’est pas vraiment la tendance : depuis 1945 les émissions mondiales n’ont jamais diminué, sauf pendant les crises économiques. Elles ont stagné 3 ans à partir de 2014 avant de repartir à la hausse en 2017. On est donc assez mal parti pour inverser réellement la tendance. Dans la réalité, si les tendances actuelles se poursuivent, on se dirige plus probablement vers un réchauffement de 3 à 5 degrés. Dans ce scénario, les conséquences pourraient être encore plus dramatiques que ce que ne laisse penser le GIEC dans ce rapport.

Pourtant, le GIEC donne des pistes pour limiter nos émissions, notamment dans le quatrième chapitre du rapport. Voici les principaux en termes d’impact :• La transition énergétique : le remplacement des énergies fossiles par l’électricité adossé au déploiement d’énergies à faible intensité carbone serait une des manières les plus efficaces de réduire nos émissions de CO2.

Ici, le GIEC fait notamment référence aux énergies faibles en carbone comme l’éolien, l’hydraulique ou le photovoltaïque, mais aussi à la biomasse et à l’énergie nucléaire. Le GIEC note toutefois que ces transitions énergétiques posent certains problèmes : pour le renouvelable, il s’agit d’un problème de faisabilité technique (comment stocker une énergie intermittente, comment dimensionner le réseau) par exemple. Concernant le nucléaire, le GIEC montre dans certains de ses scénarios qu’il peut être un outil efficace pour limiter l’intensité carbone de la production électrique, mais que son développement est ralenti par des problèmes d’acceptabilité sociale.

Mais cette transition énergétique ne suffit pas : il faudrait aussi réduire drastiquement nos besoins en énergie, limiter les consommations les moins utiles.

La transition urbaine et la révolution des mobilités : il s’agirait de penser des villes différentes, mieux construites avec des bâtiments et une mobilité pensée pour réduire nos besoins en énergie.

Le GIEC note que les bâtiments sont responsables de 32% des consommations énergétiques mondiales. Ils sont donc un enjeu clef de la lutte contre le réchauffement climatique et il est possible de réduire ces consommations énergétiques grâce à l’efficacité énergétique (isolation des bâtiments), la construction durable mais aussi grâce à des dispositifs techniques comme les objets connectés et autres capteurs intelligents. Le GIEC préconise aussi de construire des villes plus denses pour réduire les besoins énergétiques et de transport. Cela signifie construire des bâtiments plus concentrés, moins spacieux, limiter l’étalement urbain. Il faudrait également atteindre une réduction de plus de 40% des consommations d’énergie finales dans le transport, avant tout en réduisant notre usage de la voiture mais aussi en passant à des transports plus doux (transports en commun et multimodalité notamment, marche, cyclisme) mais aussi en s’aidant de dispositifs comme la voiture électrique.

Là encore, il ne s’agit pas de simples ajustements comme prendre un peu moins souvent la voiture. Il s’agit de changer radicalement nos modes de vie en ville : changer notre façon de construire pour penser des logements plus petits, plus efficients, des habitats plus denses, ne plus voir la voiture comme un mode de transport prépondérant.

La transition agricole : l’agriculture étant l’un des gros contributeurs aux émissions de CO2, le GIEC propose des façons de réduire son impact.

Parmi ces solutions : la réduction du gaspillage alimentaire, l’agroforesterie et la limitation de la déforestation, mais aussi la transformation du système agricole et alimentaire. Le GIEC estime qu’il serait utile de réduire notre consommation de produits animaux tout en montrant que “les stratégies agricoles qui intègrent un système mixte d'”élevage-culture” peuvent améliorer la productivité agricole tout en ayant des impacts positifs en termes de durabilité”. L’objectif de ces systèmes serait de produire mieux (et moins) en combinant les systèmes de culture et d’élevage, c’est-à-dire en passant à des formes d’agroécologie productives.

Encore une fois, on parle d’un changement radical dans nos modes de production alimentaire : sortir de la monoculture, réduire la part de l’élevage et mieux l’intégrer aux cultures, réduire le gaspillage et la surconsommation.

Le rapport propose aussi des mesures comme l’efficacité énergétique dans l’industrie, l’économie circulaire, le développement des moteurs à hydrogène ou encore la capture du CO2. Il note en revanche que les dispositifs comme la capture du CO2 sont “soumis  à de multiples contraintes de faisabilité et de durabilité”.

 La leçon du rapport du GIEC : un vrai changement de paradigme est nécessaire

Au final, la grande leçon de ce rapport intermédiaire c’est que pour éviter de dépasser les 1.5 degrés, il faudrait des transitions extrêmement rapides et ambitieuses dans les domaines de l’énergie, des transports, du bâtiment et de l’agriculture. On parle ici de vrai révolution, qui nécessiterait de repenser nos modèles énergétiques, urbains, ou agricoles entièrement.

Depuis le Protocole de Kyoto, les 30 dernières années de lutte contre le réchauffement climatique n’ont même pas permis d’inverser la courbe des émissions. Pratiquement aucun pays dans le monde n’a réellement réussi à faire baisser ses émissions de CO2. Même en France, qui est pourtant dotée d’un réseau énergétique relativement décarboné grâce au nucléaire, les émissions sont reparties à la hausse ces dernières années. Par ce rapport, le GIEC montre que les politiques écologiques actuelles sont clairement insuffisantes pour limiter le réchauffement à 1.5 degrés. Elles sont aussi probablement insuffisantes pour le limiter à 2 degrés. Ce dont nous avons besoin, c’est de sortir de notre modèle économique actuel fondé sur la croissance. Bien évidemment, le rapport du GIEC ne remet pas directement en cause le modèle économique actuel et la notion de croissance économique : le rapport sous-entend même qu’il serait possible de réaliser ces changements de paradigme énergétiques, urbains et agricoles sans changer de modèle économique, notamment grâce à l’innovation et à des politiques publiques adaptées. Toutefois, le rapport rappelle sans cesse que toutes les mesures à mettre en place sont “soumises à des questions de faisabilité, d’acceptabilité sociale ou économique”. En creux, on peut lire dans ces précautions toute la difficulté qu’il y a à concilier notre modèle économique actuel avec les exigences de la lutte contre le réchauffement climatique.

Le rapport du GIEC montre ainsi la réalité du travail à entreprendre, avec un message clef : on ne peut plus attendre pour mettre en oeuvre de vrais changements de paradigme.